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Médecin esthétique au Maroc : communiquer sans enfreindre la déontologie

Un médecin peut informer sur son activité. Ce qui pose problème, c’est la publicité commerciale, la promesse de résultat et la comparaison avec d’autres praticiens.

Mohamed Amine Saada, Forteuno Web

Publié le

Statut éditorial : Contenu éducatif. Les règles publicitaires et déontologiques évoluent : vérifiez-les pour votre activité avant toute campagne.

Schéma pédagogique : une demande froide a besoin de qualification, d’explication et de confiance avant une décision

Un médecin esthétique a besoin de patients, et ses patients le cherchent en ligne. Mais un médecin n’est pas un commerçant : le code de déontologie médicale encadre la façon dont il peut parler de son activité. La bonne nouvelle, c’est qu’informer reste possible. Ce qui pose problème, c’est la publicité à caractère commercial.

Ce guide donne des repères pratiques. Il ne remplace pas la lecture du code ni l’avis du Conseil de l’Ordre pour une situation particulière.

01

Informer plutôt que vendre

Présenter la consultation, le lieu, les horaires, la manière de prendre rendez-vous et le déroulement général d’un acte relève de l’information. Mettre en avant une promotion, un prix cassé ou une offre limitée dans le temps relève de la logique commerciale, que la déontologie médicale encadre strictement.

02

Aucune promesse de résultat

Un acte esthétique comporte une part d’incertitude et des risques. Promettre un résultat, même implicitement, contredit l’obligation d’information loyale du médecin. Les messages parlent donc de ce que la consultation permet : évaluer, expliquer, décider ensemble.

03

Pas de comparaison ni de dénigrement

« Le meilleur médecin esthétique de Casablanca » ou une comparaison avec un confrère n’ont pas leur place. Les qualifications réelles, la spécialité et l’expérience peuvent être présentées de façon factuelle.

04

Les photos et les témoignages

Les photos avant/après posent à la fois une question déontologique, de consentement et de règles des plateformes. Les témoignages de patients doivent être spontanés et ne jamais être obtenus contre une contrepartie. Dans le doute, présentez le cabinet, l’équipe et la démarche plutôt que des résultats.

05

Le parcours après le premier message

La déontologie ne s’arrête pas à l’annonce. Les réponses envoyées sur WhatsApp, qu’elles viennent d’une assistante ou d’un agent automatique, engagent le cabinet. Elles doivent rester administratives et pratiques : adresse, horaires, déroulement de la consultation. Toute question médicale, sur l’éligibilité, les contre-indications ou les risques, revient au médecin.

01Les informations que l’assistant peut donner sont écrites et validées par le médecin
02Les sujets médicaux sont listés et toujours transmis au médecin
03Aucune réponse ne minimise un risque ou ne garantit un résultat
04Les coordonnées collectées servent uniquement à organiser le rendez-vous

Campagnes informatives, qualification administrative et prise de rendez-vous, avec vos règles validées.

Marketing pour médecins esthétiques
06

En pratique

Une communication déontologique n’est pas une communication invisible. Une page claire sur la consultation, une fiche Google bien renseignée, des campagnes qui présentent la consultation et un parcours de prise de rendez-vous rapide suffisent à remplir un agenda, sans promesse ni promotion.

Source : Code de déontologie médicale, Conseil national de l’Ordre des médecins du Maroc

Source : Standards publicitaires de Meta, Espace transparence

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